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| bienvenue sur mon site pour voir les articles---photo from verre antique et de collections (7/1/2008 19:08) |
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| Retour vers les lieux enchanteurs ! from Le blog de La Mesure de l'Excellence |
Photographie : « Je vous salue ô lieux charmants ! » Gravure de J. J. Hubert d?après Queverdo, provenant d?Estelle,Pastorale (troisième édition, Paris, P. Didot l'Aîné, 1793) de Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794).Voici les vacances et le retour vers les endroits enchanteurs !C?est aussi le moment de préparer la rentrée avec de nouveaux projets et collaborations. En perspective (sitout se passe bien !) en août ou septembre un site consacré à l?Art sur Internet en coopération avec Bourse-des-Arts, et pour décembre la publication d?un premier livre. La collection sur lamode française sera complétée par de nombreux nouveaux documents d?époque du XIXe siècle et du XXe. Dans le blog, je vais faire de mon mieux pour vous présenter de plus en plus de beaux objets etdes sites d?antiquaires de qualité. Les choses se mettent en place petit à petit, très doucement, mais avec sérénité ... Si vous souhaitez me contacter, n?hésitez pas.Je souhaite de bonnes vacances à tous ceux qui en prennent, et aux autres beaucoup de douceurestivale.
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| Une histoire de la coiffeuse. from Le blog de La Mesure de l'Excellence |
Photographie : Image provenantde Bertall, La Comédie de notre temps, vol. 1, Plon, Paris, 1874.Le terme de coiffeuse apparaît, semble-t-il au tout début du XXe siècle (je n'aipas trouvé le mot employé avant), pour désigner un meuble spécifiquement féminin constitué d?une tablette, d'un ou plusieurs miroirs et généralement de tiroirs ou petits étagères permettantà la femme de ranger tout les objets dont elle a besoin pour s'apprêter : se parer, se maquiller, se parfumer et évidemment se coiffer. La coiffeuse évolue avec les styles. On en a de trèsbeaux exemples datant de la période Art déco travaillés avec goût en bois précieux (bois de rose, acajou).L?ancêtre de la coiffeuse est la table de toilette, devant laquelle l?élégance s?assied depuis qu?on se pomponne. Des exemples datent de l?Antiquité. La femme représentée assisedans la Villa des Mystères à Pompéi semble être devant une table de toilette. Comme son nom l?indique, elle se compose d?une table sur laquelle on dispose une très fine toile(la toilette) qui au Moyen-âge sert à envelopper certains vêtements et objets précieux afin de les protéger. On la dispose le soir dans une cassette de nuit pour la redéployer le matin.Subséquemment, au XVIIe siècle, le sens du mot ?toilette? s?élargit pour désigner aussi l?ensemble des objets de la garniture pouvant comprendre un miroir chevalet, une aiguière avec son bassin,des flambeaux, des coffrets, des boîtes à poudre, à éponge, à savon, des flacons, des pots à fard, à onguent, des tablettes à gants, une brosse, une houppette, une baignoired?yeux, un mortier à fard, un plat à barbe pour les hommes etc. Certaines de ces garnitures sont en matières précieuses : en argent, vermeil ou même en or. De nombreuses gravures decette époque nous présentent des femmes ou des hommes devant une table juponnée sur laquelle sont disposées la toilette et sa garniture. Ce simple meuble est généralement dans la chambre, près dela ruelle, l?endroit où les précieuses invitent et font salons, allongées sur leur lit.C?est au siècle des Lumières que le terme de toilettedésigne en plus le meuble. Il s?agit le plus souvent d?une table rectangulaire, à quatre pieds, avec en façade une tablette escamotable, des faux et des vrais tiroirs, parfois même certainssimulés. Le dessus est plat afin d?accueillir les toiles mais peut se relever pour découvrir chez les hommes un long miroir s?ouvrant sur un plan en marbre ... Chez la femme il est en troisparties, avec un miroir rabattable au centre, et deux vantaux latéraux dissimulant des caves dans lesquelles sont disposés les objets de toilette (boîtes, pots, flacons etc.). Le XVIIIe nous a légué de ces objets fabriqués en porcelaine particulièrement fins et délicatement ouvragés. Certaines de ces tables de toilette sont en bois précieuxcomme en acajou (voir article : Une table de toilette duXVIIIe siècle) et délicatement marquetées.La table de toilette est le meuble en particulier de la seconde toilette qui fait suite à celle de propretéqui consiste à prendre un bain ou se laver avec des vinaigres parfumés ou autres lotions. Et si contrairement au Moyen-âge, au XVIIe siècle on se lave un peu moins à l?eau (il existe cependanttoujours de nombreuses maisons de bains) on le fait avec des vinaigres parfumés et autres lotions qui garantissent une propreté impeccable. Au XVIIIe, l?usage des bains est fréquent, et les dameset les hommes de qualité passent plusieurs demi-heures voir heures à la première et seconde toilette. La table de toilette qu?on appelle aujourd?hui coiffeuse est le meuble emblématique de laseconde toilette. De nombreuses peintures et gravures du XVIIIe siècle nous présentent la femme ou l?homme de qualité assis face à elle, en train de se parer, se farder, poser des mouches, secoiffer. La deuxième toilette est plus mondaine. On y accueille des visiteurs, des marchands, des courtisans. On y reçoit des billets doux. Le Dictionnairede L'Académie française de 1762 nous explique qu?on appelle familièrement Pilier de toilette, Un homme qui assiste assidument à la toilette d'une ou de plusieursfemmes.Après la Révolution, la toilette d?apparat disparaît ; avec elle la fine toile sefait plus rare, bien que souvent présente. De plus en plus, le meuble cesse d?être polyvalent. Le miroir est apparent et prend la place principale. La coiffeuse peut être placée dans le cabinetde toilette, c'est-à-dire dans un lieu d?intimité. Barbières et autres athéniennes (l?ancêtre du lavabo) se généralisent. Si chez les plus riches, la table de toilette peut être d?un grandraffinement, elle peut chez les autres être très simple : une table avec un tiroir et un miroir, sur laquelle on place le bassin et pot à eau. C?est peut-être pour la différencier de cemeuble rustique que le terme de coiffeuse apparaît.Si la coiffeuse du XXe siècle n?est plus le meuble emblématiqueautour duquel se joue le spectacle du raffinement des XVIIe et XVIIIe siècles, elle reste celui où on peint sur un miroir, l?éphémère de la journée qui va se dérouler. Elle fait de chacun unartiste total ? seul devant sa glace ?DEFINITION DU MOT 'TOILETTE' DU DICTIONNAIRE DE L'ACADEMIE FRANCAISE, QUATRIEME EDITION (1762) :TOILETTE. subst. f. Toile qu'on étend sur une table, pour y mettre ce quisert à l'ornement& à l'ajustement des hommes& des femmes. Toilette unie. Toilette à dentelle.On appelle Toilette de point, Le point préparé pour garnir unetoilette. Elle a acheté une belle toilette de point, de point d'Angleterre.On appelle plus particulièrement Toilette, Les flambeaux, lesboîtes, les flacons, les carrés,&c. de la toilette d'une femme. Toilette d'argent. Toilette de bois de sainte Lucie.On appelle Dessus de Toilette, Une pièce de velours, de damas,bordée de dentelle ou de frange, avec laquelle on couvre tout ce qui est sur la toilette. Dessus de toilette de velours. Dessus de toilette de damas.On appelle aussi Toilette, Le tout ensemble. Belle toilette.Riche toilette. Sa toilette étoit magnifique. La toilette de ses noces. Mettre la toilette.On appelle aussi& le plus souvent Toilette, La table mêmechargée de ce qui sert à la parure d'une femme. La toilette n'est pas bien là. Approchez la toilette de la cheminée.On dit, Voir une Dame à sa toilette, l'entretenir à sa toilette,pour dire, La voir, l'entretenir pendant qu'elle s'habille.On appelle familièrement Pilier de toilette, Un homme qui assisteassidument à la toilette d'une ou de plusieurs femmes.En parlant De certaines femmes accoutumées à porter à la toilette des Dames,des nipes& des étoffes à vendre, on dit, que Ce sont des revendeuses à la toilette:& c'est dans cette acception qu'on dit, Vendre à la toilette. Revendre à latoilette.On dit proverbialement, Plier la toilette, pour dire, Enlever,emporter les meubles d'un homme, d'une femme. Il plia un beau matin la toilette,& s'en alla. Il se dit aussi d'Un valet qui vole les hardes de son maître. Ce valet plia latoilette de son maître,& prit la fuite.
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| Galerie de portraits dans un charmant petit carnet de croquis from Le Blogue antiquités |
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un seul portrait porte des initiales en bas de page que l'on suppose être celles du peintre. |
| "Antiquités info"- le journal européen des Antiquaires from Le Blogue antiquités |
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| Le high-life. from Le blog de La Mesure de l'Excellence |
Photo 1 : page de titre du catalogue : Les Embellissements du High Life Tailor. Printemps-été1923.Avant de vous proposer un prochain article sur les petites mains de la mode française (grisettes, cousettes, midinettes, mimi-pinsons ?), en voici un sur la haute-fashion parisienne : lehigh-life des lions et autres lionnes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.La haute bicherie de l?époque se retrouve dans les grands magasins du Louvre, au Bon Marché ouau High-Life Tailor, dans les promenades au bois de Boulogne, les courses à Chantilly, les fêtes organisées par l?aristocratie, les grands restaurants, les orgies ? Au début du XXesiècle, Paris est toujours lumineux ? une ville de lumières ! La mode se libère là avec Paul Poiret puis Coco Chanel. Elle se mélange aux avant-gardes : constructivisme, futurisme,fauvisme, cubisme ? venant de Russie, Italie, France ? et d?influences orientales, russes ... C?est encore le copurchic (le pur chic) du XIXe, mais une fashion libérée. La femme s?affranchit du corset, descoiffures élaborées, porte des robes qui semblent prêtes à glisser sur les molletsau moindre coup de vent, impose le féminisme et occupe les mêmes places que les hommes (petit à petit). On danse le charleston sur du hot jazz. C?est le début du swing ! La folie estpartout. C?est l?époque du dadaïsme, du surréalisme, du cinéma expressionnismeallemand avec ses clairs-obscurs, ses escaliers interminables ... En même temps, la high-life continue de parader sur les terrains de courses, les promenades des boulevards, dans des cercles(clubs) et autres réunions mondaines, dans des fêtes somptueuses ? et voyage : croisières, stations balnéaires ? Pendant ce temps, New-York élève ses tours à en perdre haleine. On ne pensepas encore à conquérir la lune ? mais bientôt ! Au XIXe siècle on cherche à prendre de la hauteur : haute fashion, haute bicherie, high-life, grandes dames ... et au XXe on se libère etcommence à s?envoler dans des avions, en attendant les jets privés, puis les voyages dans l?espace.Le terme de high-life désigne donc la ?haute vie?, celle des ?grands? de ce monde, s?inspirant commeson nom l?indique du modèle anglo-saxon. L?expression high-life est particulièrement attachée à deux choses :- Un magasin se nommant le High-Life Tailor dont nous reproduisons ci-dessous des passages du catalogue de1923.- Un annuaire ultra mondain, dans le styledu Gotha, qui paraît pour la première fois en 1883 sous le nom de La Société et le High-Life et contenant les noms des personnalités françaises. Photo 2 : L?édition que nous présentons (page de titre) est la quatrième(1903).Photo 3 : Première page du catalogue : Les Embellissements du High Life Tailor.Printemps-été 1923 : « Au coin du Boulevard et de la rue Richelieu, au point précis où s?élèvent aujourd?hui les somptueux Magasins du HIGH LIFE TAILOR, existait autrefois un pavillonfameux appelé Frascati, du nom d?une petite ville d?Italie, célèbre par la beauté de son site. / On était en 1796, sous le Directoire, au lendemain de Thermidor ; le fondateur deFrascati, grâce à son habileté commerciale, avait acquis en peu de temps une très grande prospérité. Sa maison était devenue pour les Parisiens un séjour de prédilection ; toute la jeunessedorée s?y donnait rendez-vous. / Vêtus d?habits à longues basques, engoncés dans de hautes cravates et armés de lourdes cannes, les Incroyables ? on prononçait Incoyables, suivant leurbizarre manie de supprimer les r ? s?y rencontraient, chaque jour, avec tout un essaim de jolies Merveilleuses, - les Méveilleuses ? aux riches joyaux, aux toilettes vaporeuses,à la vertu peu farouche. On causait, on entendait de la musique, on dégustait des glaces savoureuses, on dansait, on dinait, on soupait et parfois l?on jouait un jeu d?enfer, non sans conspirerbruyamment contre l?ordre établi ; - c?était la mode. / Le soir venu, tout Paris d?alors accourait contempler les superbes feux d?artifice que le maître de céans, pour la distraction de sonélégante clientèle, tirait dans ses jardins ? des jardins en plein boulevard, ô prodige du passé. / [?] Ce furent les beaux jours de Frascati. Aucun établissement de la Capitale ne jouissaitd?une vogue comparable à la sienne. Ses salons luxueusement décorés, étincelants de dorures et resplendissants de lumière rappelaient, jusque dans les moindres détails, la bonne tenue, ladistinction et le tact des grandes maisons d?avant la tourmente. / Une nuée de valets corrects y assuraient un service irréprochable ; musique joyeuse, danses enivrantes, divertissementssans cesse renouvelés excitaient la curiosité et attiraient la foule. C?était la fête perpétuelle, agrémentée la nuit, par des milliers de lampions de couleurs, accrochés aux branches des arbres,disséminés dans les bosquets et sur les pelouses. / [?] Elégantes et gens du monde, hommes de finances et riches étrangers y venaient achever la soirée et, tout en devisant des nouvelles du jour,absorber délicatement du bout des lèvres, thé, chocolat, fruits des tropiques, bonbons, glaces exquises et gâteaux parfumés. / [?] Plus de glaces aux parfums du jour, ni de valsestourbillonnantes ; plus de jeux de hasard, plus de lampions bariolés ni de feux d?artifice multicolores. Mais de beaux Messieurs encore, des belles Dames toujours, comme aux grands jours duDirectoire. [?] Le Temple de la Beauté, suivant l?expression d?autrefois, s?est transformé ; il est devenu aujourd?hui le Temple de l?Elégance et du Bon Goût. Son nom n?est plusFrascati ; il s?appelle HIGH LIFE TAILOR. »Photo 4 : Une des doubles pages du catalogue : Les Embellissements du High Life Tailor.Printemps-été 1923. Texte : DANS TOUTES LES REUNIONS MONDAINES OU SE FAIT ASSAUT D?ELEGANCES LE H L T [HIGH LIFE TAILOR] SE DISTINGUE PAR LA GRACE DE SES CREATIONS. On remarque le style?art-déco? du dessin, le chic des modèles avec en particulier la tenue des hommes qui reste d?une élégance d?actualité, l?arrière plan avec les joueurs de polo etc.
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| Connaissez-vous le pyrograveur Boli ? from Le Blogue antiquités |
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Qui était-il ? Où avait-il son atelier ? Quelle était son histoire ? De quand à quand, a t-il travaillé ? Avec quel partenaire, a t'il conçu ses petitsobjets venduscomme"souvenirs touristiques"(plateaux de services, tableaux, etc.... Quoi de plus enthousiasmant que de rendre hommage à unartistequi a su mettre en valeur notre patrimoine grâce à un sens très fin de l'observation allié à une technique de représentation bien maîtrisée (la pyrogravure) ? Par avance, Merci aux lecteurs du Blog Antiquités pour les commentaires qu'ils vont laisser. |
| Coiffures du 18eme siècle. from Le blog de La Mesure de l'Excellence |
La coiffure a une importance toute particulière dans la mode du XVIIIe siècle. La figure gravée de ladame de buste avec le nom de sa coiffure est très fréquente dans les almanachs, les estampes ? Certaines dénominations sont particulièrement charmantes. Voici un ensemble de détails de gravuresoriginales toutes du XVIIIe siècle.Chapeau à la Bostonienne - Chapeau à la Voltaire - Nouveau Casque à la Minerve ou la Pucelled'Orléans - Bonnet à la Chérubin, vu sur le côté.Coiffure au Consiteor - Chapeau au Figaro parvenu - Bonnet à la Chérubin, vu par devant - Chapeauà la Saint Domingue ? Le même chapeau vu sur le côté ? Chapeau à la Minerve Bretonne.Coiffure de Mme Dugason dans le rôle de Babet, à la Comédie Italienne ? Coiffure de Mlle S.Huberti de l?Académie Royale de Musique ? Coiffure de Mlle Maillard dans le rôle d?Ariane, opéra ? Nouveau Chapeau à la Figaro ? Nouveau Chapeau à la CharlottembourgCoiffure à la nouvelle Charlotte - Coiffure de la Beauté de St James ? Coiffure à l?Insurgente -Bonnet à la candeur.Chapeau à la Theodore - Chapeau de velours noir - Chapeau à la Provençale - Chapeau/bonnet missur une baigneuse - Pouf à la Tarare - Coiffure simple - Chapeau/bonnet à créneaux - Bouffant et frisure en crochets - Chapeau à la Théodore - Chapeau avec aigrette esprit de plumes - AutreChapeau à la Tarare - Bonnet à gueule de Loup - Bonnet à grande gueule de Loup - Chapeau à la Tarare - Autre Chapeau bonnette - Simple chapeau à la Tarare.Baigneuse d?un nouveau goût - Le Parterre galant - Bonnet dans le Costume Asiatique dit aumystère - Toque à l?Espagnolette.Toque lisse avec trois boucles détachées - Coiffure en crochets avec une échelle de boucles - Pouf d?un nouveau goût - Coiffure en rouleaux avec une boucle - Bonnet au LevantChapeau d?un nouveau goût - Chapeau tigré - Chapeau des Champs Elysées - Chapeau à la Colonie - Coiffureen porc-épic.
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| La petite illustration from Le Blogue antiquités |
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Chacun de ces petits suppléments contenait une nouvelle, un roman inédit, un texte d'un auteur connu (membre del'Académie Française, par exemple) ou peu connu. La revue contenait généralement de 22 à 34 pages; un roman pouvait être publié en 4 revues, publiées à une semaine d'intervalle. La première page intérieure présente sommairement la Vie littéraire de l'époque; la dernière page est consacrée aux livres nouveaux.
A droite, un dessin illustrant le roman"Les jeux du mensonge", ouvrage d'André Lamandé. Cette illustration est de J.Simont; elle illustre le texte de la page 14 de la revue avec cette citation:"Madeleine, toujours debout, se mit à parler de tout et de rien,...' Certains numéros étaient consacrés spécifiquement àl'actualité théâtraleet d'autres à l'actualité cinématographique. |
| Vieil objet de la Banque de France from Le Blogue antiquités |
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Chacune porte une belle étiquette apposée par le fabricant, comme on le voit sur cette photo de droite. C'est une"machine-outil" J'interroge la personne de la Banque de France, responsable de la gestion du patrimoine. Vous avez une idée ?
Le timbre à sec servait à personnaliser, officialiser et authentifier tout document émanant de la Banque de France (en-têtes de lettres, livres, contrats,....) La presse se pose sur le bureau et par son système de manivelle, elle permet d'exécuter de nombreux gaufrages sans fatigue. |


Photographie : « Je vous salue ô lieux charmants ! » Gravure de J. J. Hubert d?après Queverdo, provenant d?Estelle,Pastorale (troisième édition, Paris, P. Didot l'Aîné, 1793) de Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794).Voici les vacances et le retour vers les endroits enchanteurs !C?est aussi le moment de préparer la rentrée avec de nouveaux projets et collaborations. En perspective (sitout se passe bien !) en août ou septembre un site consacré à l?Art sur Internet en coopération avec Bourse-des-Arts, et pour décembre la publication d?un premier livre. La collection sur lamode française sera complétée par de nombreux nouveaux documents d?époque du XIXe siècle et du XXe. Dans le blog, je vais faire de mon mieux pour vous présenter de plus en plus de beaux objets etdes sites d?antiquaires de qualité. Les choses se mettent en place petit à petit, très doucement, mais avec sérénité ... Si vous souhaitez me contacter, n?hésitez pas.Je souhaite de bonnes vacances à tous ceux qui en prennent, et aux autres beaucoup de douceurestivale.
Photographie : Image provenantde Bertall, La Comédie de notre temps, vol. 1, Plon, Paris, 1874.Le terme de coiffeuse apparaît, semble-t-il au tout début du XXe siècle (je n'aipas trouvé le mot employé avant), pour désigner un meuble spécifiquement féminin constitué d?une tablette, d'un ou plusieurs miroirs et généralement de tiroirs ou petits étagères permettantà la femme de ranger tout les objets dont elle a besoin pour s'apprêter : se parer, se maquiller, se parfumer et évidemment se coiffer. La coiffeuse évolue avec les styles. On en a de trèsbeaux exemples datant de la période Art déco travaillés avec goût en bois précieux (bois de rose, acajou).L?ancêtre de la coiffeuse est la table de toilette, devant laquelle l?élégance s?assied depuis qu?on se pomponne. Des exemples datent de l?Antiquité. La femme représentée assisedans la Villa des Mystères à Pompéi semble être devant une table de toilette. Comme son nom l?indique, elle se compose d?une table sur laquelle on dispose une très fine toile(la toilette) qui au Moyen-âge sert à envelopper certains vêtements et objets précieux afin de les protéger. On la dispose le soir dans une cassette de nuit pour la redéployer le matin.Subséquemment, au XVIIe siècle, le sens du mot ?toilette? s?élargit pour désigner aussi l?ensemble des objets de la garniture pouvant comprendre un miroir chevalet, une aiguière avec son bassin,des flambeaux, des coffrets, des boîtes à poudre, à éponge, à savon, des flacons, des pots à fard, à onguent, des tablettes à gants, une brosse, une houppette, une baignoired?yeux, un mortier à fard, un plat à barbe pour les hommes etc. Certaines de ces garnitures sont en matières précieuses : en argent, vermeil ou même en or. De nombreuses gravures decette époque nous présentent des femmes ou des hommes devant une table juponnée sur laquelle sont disposées la toilette et sa garniture. Ce simple meuble est généralement dans la chambre, près dela ruelle, l?endroit où les précieuses invitent et font salons, allongées sur leur lit.C?est au siècle des Lumières que le terme de toilettedésigne en plus le meuble. Il s?agit le plus souvent d?une table rectangulaire, à quatre pieds, avec en façade une tablette escamotable, des faux et des vrais tiroirs, parfois même certainssimulés. Le dessus est plat afin d?accueillir les toiles mais peut se relever pour découvrir chez les hommes un long miroir s?ouvrant sur un plan en marbre ... Chez la femme il est en troisparties, avec un miroir rabattable au centre, et deux vantaux latéraux dissimulant des caves dans lesquelles sont disposés les objets de toilette (boîtes, pots, flacons etc.). Le XVIIIe nous a légué de ces objets fabriqués en porcelaine particulièrement fins et délicatement ouvragés. Certaines de ces tables de toilette sont en bois précieuxcomme en acajou (voir article : Une table de toilette duXVIIIe siècle) et délicatement marquetées.La table de toilette est le meuble en particulier de la seconde toilette qui fait suite à celle de propretéqui consiste à prendre un bain ou se laver avec des vinaigres parfumés ou autres lotions. Et si contrairement au Moyen-âge, au XVIIe siècle on se lave un peu moins à l?eau (il existe cependanttoujours de nombreuses maisons de bains) on le fait avec des vinaigres parfumés et autres lotions qui garantissent une propreté impeccable. Au XVIIIe, l?usage des bains est fréquent, et les dameset les hommes de qualité passent plusieurs demi-heures voir heures à la première et seconde toilette. La table de toilette qu?on appelle aujourd?hui coiffeuse est le meuble emblématique de laseconde toilette. De nombreuses peintures et gravures du XVIIIe siècle nous présentent la femme ou l?homme de qualité assis face à elle, en train de se parer, se farder, poser des mouches, secoiffer. La deuxième toilette est plus mondaine. On y accueille des visiteurs, des marchands, des courtisans. On y reçoit des billets doux. Le Dictionnairede L'Académie française de 1762 nous explique qu?on appelle familièrement Pilier de toilette, Un homme qui assiste assidument à la toilette d'une ou de plusieursfemmes.Après la Révolution, la toilette d?apparat disparaît ; avec elle la fine toile sefait plus rare, bien que souvent présente. De plus en plus, le meuble cesse d?être polyvalent. Le miroir est apparent et prend la place principale. La coiffeuse peut être placée dans le cabinetde toilette, c'est-à-dire dans un lieu d?intimité. Barbières et autres athéniennes (l?ancêtre du lavabo) se généralisent. Si chez les plus riches, la table de toilette peut être d?un grandraffinement, elle peut chez les autres être très simple : une table avec un tiroir et un miroir, sur laquelle on place le bassin et pot à eau. C?est peut-être pour la différencier de cemeuble rustique que le terme de coiffeuse apparaît.Si la coiffeuse du XXe siècle n?est plus le meuble emblématiqueautour duquel se joue le spectacle du raffinement des XVIIe et XVIIIe siècles, elle reste celui où on peint sur un miroir, l?éphémère de la journée qui va se dérouler. Elle fait de chacun unartiste total ? seul devant sa glace ?DEFINITION DU MOT 'TOILETTE' DU DICTIONNAIRE DE L'ACADEMIE FRANCAISE, QUATRIEME EDITION (1762) :TOILETTE. subst. f. Toile qu'on étend sur une table, pour y mettre ce quisert à l'ornement& à l'ajustement des hommes& des femmes. Toilette unie. Toilette à dentelle.On appelle Toilette de point, Le point préparé pour garnir unetoilette. Elle a acheté une belle toilette de point, de point d'Angleterre.On appelle plus particulièrement Toilette, Les flambeaux, lesboîtes, les flacons, les carrés,&c. de la toilette d'une femme. Toilette d'argent. Toilette de bois de sainte Lucie.On appelle Dessus de Toilette, Une pièce de velours, de damas,bordée de dentelle ou de frange, avec laquelle on couvre tout ce qui est sur la toilette. Dessus de toilette de velours. Dessus de toilette de damas.On appelle aussi Toilette, Le tout ensemble. Belle toilette.Riche toilette. Sa toilette étoit magnifique. La toilette de ses noces. Mettre la toilette.On appelle aussi& le plus souvent Toilette, La table mêmechargée de ce qui sert à la parure d'une femme. La toilette n'est pas bien là. Approchez la toilette de la cheminée.On dit, Voir une Dame à sa toilette, l'entretenir à sa toilette,pour dire, La voir, l'entretenir pendant qu'elle s'habille.On appelle familièrement Pilier de toilette, Un homme qui assisteassidument à la toilette d'une ou de plusieurs femmes.En parlant De certaines femmes accoutumées à porter à la toilette des Dames,des nipes& des étoffes à vendre, on dit, que Ce sont des revendeuses à la toilette:& c'est dans cette acception qu'on dit, Vendre à la toilette. Revendre à latoilette.On dit proverbialement, Plier la toilette, pour dire, Enlever,emporter les meubles d'un homme, d'une femme. Il plia un beau matin la toilette,& s'en alla. Il se dit aussi d'Un valet qui vole les hardes de son maître. Ce valet plia latoilette de son maître,& prit la fuite.
Photo 1 : page de titre du catalogue : Les Embellissements du High Life Tailor. Printemps-été1923.Avant de vous proposer un prochain article sur les petites mains de la mode française (grisettes, cousettes, midinettes, mimi-pinsons ?), en voici un sur la haute-fashion parisienne : lehigh-life des lions et autres lionnes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.La haute bicherie de l?époque se retrouve dans les grands magasins du Louvre, au Bon Marché ouau High-Life Tailor, dans les promenades au bois de Boulogne, les courses à Chantilly, les fêtes organisées par l?aristocratie, les grands restaurants, les orgies ? Au début du XXesiècle, Paris est toujours lumineux ? une ville de lumières ! La mode se libère là avec Paul Poiret puis Coco Chanel. Elle se mélange aux avant-gardes : constructivisme, futurisme,fauvisme, cubisme ? venant de Russie, Italie, France ? et d?influences orientales, russes ... C?est encore le copurchic (le pur chic) du XIXe, mais une fashion libérée. La femme s?affranchit du corset, descoiffures élaborées, porte des robes qui semblent prêtes à glisser sur les molletsau moindre coup de vent, impose le féminisme et occupe les mêmes places que les hommes (petit à petit). On danse le charleston sur du hot jazz. C?est le début du swing ! La folie estpartout. C?est l?époque du dadaïsme, du surréalisme, du cinéma expressionnismeallemand avec ses clairs-obscurs, ses escaliers interminables ... En même temps, la high-life continue de parader sur les terrains de courses, les promenades des boulevards, dans des cercles(clubs) et autres réunions mondaines, dans des fêtes somptueuses ? et voyage : croisières, stations balnéaires ? Pendant ce temps, New-York élève ses tours à en perdre haleine. On ne pensepas encore à conquérir la lune ? mais bientôt ! Au XIXe siècle on cherche à prendre de la hauteur : haute fashion, haute bicherie, high-life, grandes dames ... et au XXe on se libère etcommence à s?envoler dans des avions, en attendant les jets privés, puis les voyages dans l?espace.Le terme de high-life désigne donc la ?haute vie?, celle des ?grands? de ce monde, s?inspirant commeson nom l?indique du modèle anglo-saxon. L?expression high-life est particulièrement attachée à deux choses :- Un magasin se nommant le High-Life Tailor dont nous reproduisons ci-dessous des passages du catalogue de1923.- Un annuaire ultra mondain, dans le styledu Gotha, qui paraît pour la première fois en 1883 sous le nom de La Société et le High-Life et contenant les noms des personnalités françaises. Photo 2 : L?édition que nous présentons (page de titre) est la quatrième(1903).Photo 3 : Première page du catalogue : Les Embellissements du High Life Tailor.Printemps-été 1923 : « Au coin du Boulevard et de la rue Richelieu, au point précis où s?élèvent aujourd?hui les somptueux Magasins du HIGH LIFE TAILOR, existait autrefois un pavillonfameux appelé Frascati, du nom d?une petite ville d?Italie, célèbre par la beauté de son site. / On était en 1796, sous le Directoire, au lendemain de Thermidor ; le fondateur deFrascati, grâce à son habileté commerciale, avait acquis en peu de temps une très grande prospérité. Sa maison était devenue pour les Parisiens un séjour de prédilection ; toute la jeunessedorée s?y donnait rendez-vous. / Vêtus d?habits à longues basques, engoncés dans de hautes cravates et armés de lourdes cannes, les Incroyables ? on prononçait Incoyables, suivant leurbizarre manie de supprimer les r ? s?y rencontraient, chaque jour, avec tout un essaim de jolies Merveilleuses, - les Méveilleuses ? aux riches joyaux, aux toilettes vaporeuses,à la vertu peu farouche. On causait, on entendait de la musique, on dégustait des glaces savoureuses, on dansait, on dinait, on soupait et parfois l?on jouait un jeu d?enfer, non sans conspirerbruyamment contre l?ordre établi ; - c?était la mode. / Le soir venu, tout Paris d?alors accourait contempler les superbes feux d?artifice que le maître de céans, pour la distraction de sonélégante clientèle, tirait dans ses jardins ? des jardins en plein boulevard, ô prodige du passé. / [?] Ce furent les beaux jours de Frascati. Aucun établissement de la Capitale ne jouissaitd?une vogue comparable à la sienne. Ses salons luxueusement décorés, étincelants de dorures et resplendissants de lumière rappelaient, jusque dans les moindres détails, la bonne tenue, ladistinction et le tact des grandes maisons d?avant la tourmente. / Une nuée de valets corrects y assuraient un service irréprochable ; musique joyeuse, danses enivrantes, divertissementssans cesse renouvelés excitaient la curiosité et attiraient la foule. C?était la fête perpétuelle, agrémentée la nuit, par des milliers de lampions de couleurs, accrochés aux branches des arbres,disséminés dans les bosquets et sur les pelouses. / [?] Elégantes et gens du monde, hommes de finances et riches étrangers y venaient achever la soirée et, tout en devisant des nouvelles du jour,absorber délicatement du bout des lèvres, thé, chocolat, fruits des tropiques, bonbons, glaces exquises et gâteaux parfumés. / [?] Plus de glaces aux parfums du jour, ni de valsestourbillonnantes ; plus de jeux de hasard, plus de lampions bariolés ni de feux d?artifice multicolores. Mais de beaux Messieurs encore, des belles Dames toujours, comme aux grands jours duDirectoire. [?] Le Temple de la Beauté, suivant l?expression d?autrefois, s?est transformé ; il est devenu aujourd?hui le Temple de l?Elégance et du Bon Goût. Son nom n?est plusFrascati ; il s?appelle HIGH LIFE TAILOR. »Photo 4 : Une des doubles pages du catalogue : Les Embellissements du High Life Tailor.Printemps-été 1923. Texte : DANS TOUTES LES REUNIONS MONDAINES OU SE FAIT ASSAUT D?ELEGANCES LE H L T [HIGH LIFE TAILOR] SE DISTINGUE PAR LA GRACE DE SES CREATIONS. On remarque le style?art-déco? du dessin, le chic des modèles avec en particulier la tenue des hommes qui reste d?une élégance d?actualité, l?arrière plan avec les joueurs de polo etc.
La coiffure a une importance toute particulière dans la mode du XVIIIe siècle. La figure gravée de ladame de buste avec le nom de sa coiffure est très fréquente dans les almanachs, les estampes ? Certaines dénominations sont particulièrement charmantes. Voici un ensemble de détails de gravuresoriginales toutes du XVIIIe siècle.Chapeau à la Bostonienne - Chapeau à la Voltaire - Nouveau Casque à la Minerve ou la Pucelled'Orléans - Bonnet à la Chérubin, vu sur le côté.Coiffure au Consiteor - Chapeau au Figaro parvenu - Bonnet à la Chérubin, vu par devant - Chapeauà la Saint Domingue ? Le même chapeau vu sur le côté ? Chapeau à la Minerve Bretonne.Coiffure de Mme Dugason dans le rôle de Babet, à la Comédie Italienne ? Coiffure de Mlle S.Huberti de l?Académie Royale de Musique ? Coiffure de Mlle Maillard dans le rôle d?Ariane, opéra ? Nouveau Chapeau à la Figaro ? Nouveau Chapeau à la CharlottembourgCoiffure à la nouvelle Charlotte - Coiffure de la Beauté de St James ? Coiffure à l?Insurgente -Bonnet à la candeur.Chapeau à la Theodore - Chapeau de velours noir - Chapeau à la Provençale - Chapeau/bonnet missur une baigneuse - Pouf à la Tarare - Coiffure simple - Chapeau/bonnet à créneaux - Bouffant et frisure en crochets - Chapeau à la Théodore - Chapeau avec aigrette esprit de plumes - AutreChapeau à la Tarare - Bonnet à gueule de Loup - Bonnet à grande gueule de Loup - Chapeau à la Tarare - Autre Chapeau bonnette - Simple chapeau à la Tarare.Baigneuse d?un nouveau goût - Le Parterre galant - Bonnet dans le Costume Asiatique dit aumystère - Toque à l?Espagnolette.Toque lisse avec trois boucles détachées - Coiffure en crochets avec une échelle de boucles - Pouf d?un nouveau goût - Coiffure en rouleaux avec une boucle - Bonnet au LevantChapeau d?un nouveau goût - Chapeau tigré - Chapeau des Champs Elysées - Chapeau à la Colonie - Coiffureen porc-épic.